Je suis libre, je peux partir !

Ce sont mes premiers mots suite à l’annonce de mon échec au bac. […] Une délivrance : j’avais envie de partir mais n’avais pas sauté le pas jusqu’à ce jour. Plusieurs questions me trottaient dans la tête : « Comment partir ?, Que faire à l’étranger ? Est-ce une bonne idée : je ne connais pas de deuxième langue !? »…

Partir en Service Volontaire Européen

Je voulais découvrir, partager et apprendre. Et surtout, je voulais commencer un nouveau chapitre de ma vie. […] J’ai cherché un moyen de partir à moindre coût. […] J’ai opté pour le Service Volontaire Européen. Le SVE permet aux jeunes européens de vivre et travailler à l’étranger sous la tutelle de l’Union européenne. Pour moi, il présentait deux avantages : pas de niveau scolaire requis et une prise en charge des frais d’hébergement et de voyage. Une condition au départ : développer un projet concret. J’ai choisi les activités liées au street-art, plus particulièrement, la culture hip-hop en Ukraine.

“Le SVE permet aux jeunes européens de vivre et travailler à l’étranger sous la tutelle de l’Union européenne.”

Ma plus belle expérience

[…] Mon voyage fut ma plus belle expérience vécue jusqu’alors. L’Ukraine est un pays magnifique […], un pays de paradoxes. Et même si, de mon point de vue, la vie y est dure (situation économique, conflits, pauvreté), les ukrainiens ont le cœur sur la main. J’ai eu la chance de découvrir ce pays pendant une période complexe (prémices du « changement brutal » de gouvernement et du conflit dans le Donbass). Cela m’a permis de rencontrer des personnes d’horizons différents, d’avoir une vision plus claire et neutre de ce monde. […].

Respecter les différences

Ce voyage n’a pas toujours été facile, notamment du fait de mes origines. Mais au fur et à mesure des rencontres et échanges, j’ai réussi à me faire accepter et à accepter les autres. C’est le plus important […] : ne plus voir des nationalités, des religions mais des êtres humains […].

” Ne plus voir des nationalités,des religions mais des êtres humains[…]”

Le « début de ma vie »

Ce voyage a réellement marqué « le début de ma vie ». […] Et si j’ai eu beaucoup de mal à me réadapter à la France à mon retour, […), je ne regrette en rien cette expérience. J’en suis sorti grandi, bien mieux dans mes baskets.

En cette période où les hommes se divisent pour un oui, pour un non, elle m’a appris à passer outre les différences, les divisions, pour voir ce qui nous unit. Elle m’a aussi guidé dans mon choix de travailler […] dans un cadre multiculturel, à la FUAJ, et plus particulièrement à l’auberge de jeunesse HI Chamonix.

Mickaël

© Mickaël

 

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